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02/05/2016  
La galerie des grands hommes
      (Censeurs, laissez-les s'exprimer !)

Mercuriale de mai 2016

Aragon (Louis), poète national(iste)
Bara (Joseph), enfant martyr
Barère (Bertrand), auteur de carmagnoles
Bert (Paul), les Blancs et les autres
Blum (Léon), un regret

Claudel (Paul), poète tout terrain
Chevalier de la Barre (le), icône de la laïcité 

Combes (Emile),  l'inégalité laïque
De Gaulle jusqu'en 1940, mythes et réalités 
De Gaulle (Charles),  idées directrices
Duras (Marguerite), Propaganda Staffel
Ferry (Jules),  ordre racial, ordre social
Flaubert (Gustave), l'antisocialiste

France (Anatole), raciste mais pas trop
Gambetta (Léon), aérostier républicain
Genêt (Jean), pédophile nazi
Gide (André), communautariste

Giraudoux (Jean), ministre de la race
Goncourt (Edmond, de), antijuif mondain
Hugo (Victor),  écrivain  (en)gagé
Jeanne d’Arc,  pucelle  nationale
Jaurès (Jean), colonialisme à visage humain 
Jouvet (Louis), la culture de la subvention
Lamartine (Alphonse de), islamophobe
Larousse (Pierre), lexicographe apitoyé
Marat (Jean Paul), ami du peuple
Maupassant (Guy de), bobo

Mauriac (François), l'art sans l'art ?    
Michelet (Jules),  historien de la supériorité
Mornet (André), procureur républicain

Robespierre (Maximilien), xénophobe
Robin (Armand), agent double

Sade (Marquis de),  un looser mythique
Saint-Just, ange de pureté révolutionnaire
Tocqueville (A. de), la démocratie blanche 

Voltaire, le racisme des Lumières
 
Zola (Emile), la culpabilité collective

Pourquoi le mouvement breton d'après-guerre est-il de gauche ?

Che Guevarec           La gauche française n'est pas particulièrement bienveillante envers les nations de l'Hexagone. Robespierre, le saint patron de la gauche républicaine, ne voulait voir en France que des citoyens obéissants, avec tous le même cerveau. Le jacobinisme, cette curieuse alliance de caporalisme, de bureaucratie et de nivellement, est un héritage que la gauche française n'a jamais renié.
          Pour comprendre l'ancrage à gauche du mouvement breton d'après-guerre, il faut observer les stratégies de libération nationale durant le XXème siècle.

L'exemple irlandais
          Les Irlandais ont popularisé l'idée que les ennemis de nos ennemis sont des amis potentiels. Ils ont collaboré avec les Allemands pendant la première guerre mondiale. Sir Roger Casement a payé de sa vie cet engagement. Cette idée, à la fois simple et forte, a accompagné l'insurrection de 1916 et la guerre d'indépendance irlandaise.
          De 1911 à 1945, les Bretons ont adopté la même stratégie. La revendication bretonne a sollicité les ennemis de la France. Quand Hitler est parvenu au pouvoir, l'Allemagne a propagé une idéologie nationale-socialiste. Le vernis idéologique a été adopté sans trop d'états d'âme, à partir de l'idée qu'une nation est beaucoup plus durable qu'une idéologie.
          Les Bretons n'ont pas été les seuls à faire ce choix. Les radios de minorités nationales localisées à Berlin entre 1939 et 1944 ont émis en 54 langues différentes. On ne s'attendrait pas à trouver une telle tolérance à la diversité dans une dictature. La plupart des peuples en lutte contre l'impérialisme s'y retrouvent : irlandais, indiens, palestiniens, mais aussi slovaques, ukrainiens, tchétchènes.
          Après la guerre 39-45, le monde a basculé dans un autre dualisme, qui s'est cru universel : droite contre gauche. D'un côté les Etats-Unis et de l'autre l'URSS. La guerre froide entre deux puissances était à la fois politique, économique, idéologique et culturelle. Le vernis idéologique qui recouvrait cet antagonisme était le libéralisme pour les uns, le communisme pour les autres.
        Les peuples en phase de décolonisation ont naturellement considéré que l'ennemi de leur ennemi était un ami potentiel. Les guerres d'Algérie, puis celle d'Indochine, ont particulièrement frappé les jeunes militants bretons de l'époque. Par mimétisme, ils ont adopté l'idéologie liée aux guerres de libération de cette période. Ils ont adopté les codes de langage estampillés de "gauche". L'avantage était indéniable. Même si le grand frère soviétique ne s'intéressait pas à eux, les proximités idéologiques permettaient de faire partie d'une famille, de ne plus être seul. Les Bretons pouvaient se sentir proches des Algériens, des Palestiniens, des Basques, des Irlandais. Si les nationalistes bretons de l'époque se contentaient de cette fraternité de gauche, d'autres étaient plus pragmatiques. L'IRA achetait des armes en Tchécoslovaquie et les faisait transiter par la Lybie. Seuls de rares militants bretons, pas forcément convaincus par l'idéologie d'ailleurs, ont cherché à négocier des aides concrètes auprès des états communistes. Cette période est aussi une période de relèvement économique de la Bretagne, donc peu favorable à une guerre ouverte.

Le monde a changé avec la chute du communisme
        Il est devenu multipolaire et la prospérité économique de l'Europe n'est plus assurée. Pourtant, les vieilles habitudes perdurent. Elles permettent toujours de ne pas se sentir isolés. Les Bretons utilisent les mêmes codes de langage que les Irlandais, les Basques ou les Palestiniens. Les militants bretons peuvent vivre les exploits ou les tragédies des autres, comme s'ils en étaient les héros.
          Je comprends l'agacement des jeunes nationalistes devant des postures idéologiques qui leur semblent aujourd'hui absurdes. Mais il faut qu'ils comprennent. Être de droite, parce que la gauche ne fonctionne plus, n'est pas la solution. La droite ne fonctionne pas mieux. Le dualisme qui s'est construit pendant la guerre froide est inadapté à un monde multipolaire et incertain.
          Le maintien des vieux schémas s'explique par le fait que l'idéologie, avec le temps, est devenue une identité. Une identité est plus stable. Elle est moins sensible à la raison. Ainsi vont aussi les identités françaises ou bretonnes. Ainsi va le monde dans lequel nous vivons depuis la fin de l'après-guerre : moins raisonnable et plus identitaire.
          Jeunes nationalistes, vous ne changerez pas les vieux. Si vous voulez les remplacer, vous devez les comprendre.

Que faire, puisque le monde a changé ?
          Rien qu'en France et en Europe, vous devez identifier nos alliés potentiels. Les uns comprennent l'importance de la diversité, les autres lui préfèrent l'uniformité, plus rassurante.
          Au-delà de l'Europe, nous devons faire connaître les intérêts nationaux bretons aux diplomates de Russie, d'Iran, des pays arabes, des Etats-Unis, de Chine.
          Nous devons comprendre les choix diplomatiques et leurs évolutions, en particulier ceux de la France. Ils ne se font plus dans le cadre d'une alternative, mais d'un positionnement. Faire des choix idéologiques n'a plus aucun sens. L'Iran, les pays arabes, la Chine sont-ils de droite ou de gauche ? Les choix bretons ne se feront plus, eux non plus, sous forme d'une alternative, mais d'un positionnement au sein d'un réseau de puissances internationales.
          Il faut que le positionnement de la Bretagne soit différent de celui de la France. Il faut aussi que cette différence soit visible au niveau international par les décideurs économiques et par les décideurs politiques. Cela s'appelle une stratégie de différenciation. Les programmes politiques des partis bretons sont destinés à des électeurs. L'enjeu pour les jeunes nationalistes est de construire une stratégie, destinée non pas à des électeurs mais à des partenaires internationaux.
JPLM
Fondamentaux du républicanisme français
Bleu-blanc-rouge
Chauvinisme (1) 
Chauvinisme (2)
France éternelle
La Marseillaise
Le bonnet phrygien
Liberté, égalité, fraternité

Prise de la Bastille
39 - 45 : devoir de mémoire !
Bête immonde  
T'as l'bonjour de Roparz (et de Lorulot) !
Résistance. Chiffres
La presse collabo
Libérations  
Moquet (Guy), icône de la Résistance
Ah, les bons citoyens ! Totems et tabous L'esprit des lois
La F.N.D.I.R.P.  
La Libre-Pensée + Bonus
La Ligue des Droits de l'Homme

Le national-trotskysme
La Franc-Maçonnerie à la française 
DDEN, l'inquisition laïque
Le délégué de l'administration
Baptême de Clovis
Calendrier républicain
Communards (les)
montages
Diversité
Esprit (revue)
France libre et empire colonial
Guerre préventive
L'école de la haine  
Mission divine de la France
Monuments aux morts
La pays nantais et la Bretagne  

Programme de Belleville
Tolérance
Toponymie
Abolition de la peine de mort
Abolition du travail forcé
Constitution française de 1958
Déclaration des droits de l'homme de 1789
Citoyenneté pour tous 
Civilisation
Espagnols (réfugiés républicains)
Exclusion (des étrangers)
Indivisible (une et) 
Juifs allemands
Loi du 23 février 2005 sur la colonisation
Le racisme en toute impunité
 
Outrages et blasphèmes
Vote des femmes
Aux sources de l'anticommunautarisme
Marx et Engels ?
Flourens (Gustave), communard et raciste 
Gellion-Danglar (Eugène), libre penseur scientifique
Hamon (Augustin), libre penseur breton  
Regnard (Albert), socialiste prolet-aryen

Tridon (Gustave), communard et bon aryen 
Vacher de Lapouge ? 
Francais
L'historiographie française Archives de Bretagne
Citron (Suzanne), observatrice 
Gaulois (nos ancêtres les)  
Napoléon : dicter l'histoire
Palimpseste, une tradition française
818 - Morvan Lez Breizh
1491 - Alain d'Albret
1532 - Edit d'union
1675 - Code paysan
1911  Proclamation du Parti Nationaliste Breton
1944 - Breiz Atao / Bezenn Perrot
1970 - "Comment peut-on être Breton ?"
Humour
Bazar Breizh 
French Jokes
Blagues identitaires
 
La France dans le miroir mondial

Têtes à claques

Boris Le Lay, chapitre 1

Porter son regard au delà de l'Hexagonerie ...

Constitutions Success stories Législations internationales
Constitution iroquoise, Amérique
Constitution Corse. 1755
Constitution d'Alsace-Lorraine. 1911
Constitution bolivienne de 2008
Constitution chinoise de 1982
Constitution de la Finlande
Constitution de la Hongrie
Constitution de la Pologne
Constitution de la Roumanie
Constitution de la Russie
Constitution de la Slovénie
Constitution fédérale de la Suisse

Constitution du Viet-Nam
Déclaration d'Arbroath, Ecosse. 1320
Déclaration d'indépendance, Etats-Unis. 1776
Proclamation de la République irlandaise. 1916

L'indépendance de la Norvège. 1905
Quit India ! 1942
L'indépendance de l'Islande. 1944
L'indépendance de la Lettonie. 1989-90
L'indépendance de la Croatie. 1993
L'indépendance de la Slovaquie. 1993


L'indépendantisme tchétchène

Charte européenne des langues régionales et minoritaires
Déclaration Universelle des droits de l'homme. ONU. 1948 
Déclaration des droits des minorités. ONU. 1993
Déclaration des Nations Unies sur l'indépendance. 1961
Pacte relatif aux droits civils et politiques O.N.U. 1976
Convention-cadre pour la protection des minorités nationales, Strasbourg 1995

Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Conseil de l'Europe
 
Convention relative aux droits de l'enfant. ONU 1989

Native American Languages Act, 1990  
Rapport Gay MacDougall, ONU 2008, sur les minorités en France

Anciennes mercuriales
Janvier 2007  (Nouveaux horizons)
Février 2007 (Libre-pensée)
                + bonus Repentance

Mars 2007 (Anti-communautarisme)
Avril 2007 (L'identité nationale)
Mai 2007  (Election de N. Sarkozy)
Juin 2007  (Le communautarisme)
Juillet-août 2007  (Projection du modèle français)
Septembre 2007  (La citoyenneté)
Octobre 2007  (Ignorance et arrogance)
                + bonus JL Mélenchon
Novembre 2007  (Egalité et alignement)
Décembre 2007 
(L'idéal de dépossession)
Janvier 2008  (Le jacobin et le sans-culotte)
Février 2008  (Le sans-culottisme contemporain)

Mars 2008  (Beijing et Pékin)

Avril 2008 (Le rapport MacDougall)

Mai 2008  (L'intégration)
Juin 2008  (Le patrimoine breton)
Juillet-août 2008   (Les langues indiennes)
Septembre 2008   (La constitution chinoise)
Octobre 2008  (Droite et gauche)

Novembre 2008  (Qu'est ce qu'un républicain ?) 

Décembre 2008
(La révolution numérique)
Janvier 2009
 (L'adjectif "citoyen")
Février 2009 (L'identité)
Mars 2009  (Les constitutions)
Avril 2009  (Les frontières bretonnes)
Mai 2009  (la laïcité)

Juin 2009  (l'indépendantisme breton)  
Juillet 2009  (élections européennes)
Août 2009  (Le tourisme culturel)  
Septembre 2009  (Etre français, pourquoi pas ?)
Octobre 2009  (De quoi Huchet est-il le nom ?)
Novembre 2009  (Héros sartrien et société du spectacle) 
Décembre 2009  (Nationalité, citoyenneté, identité) 
Janvier 2010  (diversité, biodiversité, ressources)  
Février 2010  (le 1% breton)
Mars 2010  (le Bilan Carbone®)
Avril 2010  (Les deux vagues anticommunautaristes)
Mai 2010  (La laïcité va t'elle changer de bord ?)
Juin 2010 (L'identité tribale)

Juillet 2010 (La métropole Nantes-Rennes)
Août 2010 (La marque "Ille-et-Vilaine")
Septembre 2010 (L'écologie républicaine)
Octobre 2010 (La clarté française)
Novembre 2010 (Républicanisme et populisme)
Décembre 2010 (Déclin de la sphère politique)
Janvier 2011 (Laïcité et conservatisme)
Février 2011 (Identité-alliage et identité-mosaïque)
Mars 2011 (Le constat de séparisianisme) 

Avril 2011 ("Je suis plus breton que vous") 
Mai 2011 (D'une libération l'autre)
Juin 2011 (Où est donc le pouvoir ?)
Fulmination estivale 2011
(A propos du site www.breizatao.com et de son écrivassier, Boris Le Lay)
BreizAtao
Octobre 2011 (la résistance sans leader)
Novembre 2011 (Y a-t'il une vie après l'état-nation ?)
Décembre 2011 (La France abstraite)
Janvier 2012 (Produit en France, produit en Bretagne)
Février 2012 (diplomatie bretonne)
Mars 2012 (d'un drapeau l'autre)
Avril 2012 (Faut-il faire confiance aux historiens français ?)
Mai 2012 (A Saint Brieuc, on ne parle pas breton...)
Juin 2012 (Démocrates et républicains)
Juillet 2012 (Bretagne/breizh : utopie ou aventure ?)
Août 2012 (Bretagne/breizh : Une tribu postmoderne)

Septembre 2012 (Stratégies bretonnes d'aujourd'hui)
Octobre 2012 (Localiser les décisions, les meilleures et les pires)
Novembre 2012 (Les nouveaux chemins de la révolution)
Décembre 2012 (Le jacobinisme est-il le problème ?)

Janvier 2013 (Valeurs communautaires et valeurs civiques)
Février 2013 (Liberté, égalité, fraternité ou la mort !)
Mars 2013 (La responsabilité territoriale)
Avril 2013 (Le retour des grands principes)
Mai 2013 (La théorie de la relativité appliquée à la Bretagne)
Juin 2013 (Pouvoir et souveraineté)
Juillet 2013 (Qu'est-ce que la culture ?(1))
Août 2013 (Qu'est-ce que la culture ? (2))
Septembre 2013 (L'écotaxe en 12 points)
Octobre 2013 (Ras le bol fiscal ; le point de vue breton)
Novembre 2013 (Quel emploi en Bretagne ?)
Eté 2014 (Le bonnet rouge, un symbole fort)
Octobre 2014 (Mon pays avant mon statut social !)
Novembre 2014 (Ni gauche ni droite ?)
Décembre 2014 (Le nationalisme breton a-t'il besoin d'une mise à jour ?)
Janvier 2015 (L'anti-productivisme : retour vers le passé ?)
Février 2015 (La Grèce et nous)
Mars 2015 (La protection sociale des Bretons)
Avril 2015 (Les Bretons et la démocratie liquide)
Mai 2015 (Valeurs de la République, valeurs nationales, valeurs démocratiques)
Juin 2015 (Aborder la politique autrement)
Juillet 2015 ("le hareng de Bismarck", de Jean-Luc Mélenchon)
Août 2015 (Réflexions estivales sur nos droits)
Septembre 2015 (Le nationalisme breton, ce n'est pas ça !)
Octobre 2015 (Du mythe de l'Etat-providence à celui de la Région-providence)
Novembre 2015 (Que signifie la révolte contre les normes ?)
Décembre 2015 (Qu'est-ce qui fera bouger la Bretagne ?)
Janvier 2016 (Le nationalisme breton : donner du sens)
Février 2016 (Derrière l'identité, l'aventure)
Mars 2016 (Les indications géographiques protégées ; tout et n'importe quoi)
Avril 2016 (Bonnets rouges à Belfast)
Conclusion et contact

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