Dimanche 23 septembre 2007
Il ya breton et breton.
Du temps où j’étais ministre de l’enseignement
professionnel je m’étais opposé publiquement à Jack Lang à propos du
financement public des écoles Diwan. A l’époque le journal "Libération"
m'avait donné la parole et réalisé une interview qui me permit
d’expliquer mes raisons. Ce texte me valut un très abondant courrier
extrêmement hostile et insultant, parfois aussi très menaçant, qui
montrait clairement l’origine de ses auteurs et leur appartenance aux
milieux de l’extrême droite "identitaire". Naturellement je ne veux pas
dire que tous les amis de cette cause très discutable soient liés à
l’extrême droite, loin de là. J’ai pu constater à mes dépens qu'un
certain suivisme irréfléchi atteint aussi les miens. Ainsi, en pleine
campagne référendaire, le Conseil Régional de Bretagne, à l’instigation
des "autonomistes" qui y siègent, avec l’approbation enthousiaste des
socialistes qui pensaient avoir trouvé un argument de campagne contre
le non, vota une résolution pour me flétrir parce que j’avais demandé
au ministre de l’intérieur quelle était la légalité d’une de ses
délibérations antérieures qui l’avait conduit à reconnaître la "pseudo
langue bretonne" comme langue d’usage à l’égal du français. J’écris
"pseudo langue bretonne" car ce qui est nommé de cette façon n’est
aucune des cinq langues parlées historiquement mais une « langue
unifiée » dont le vocabulaire et la grammaire furent fixés à la demande
de l’occupant nazi en 1941 par une plume ensuite condamnée à mort par
contumace pour sa collaboration avec les tortionnaires de la Gestapo.
Je maintiens ma protestation absolue contre la manière honteuse qu’ont
les éléments les plus sournois des identitaires ethnicistes de Bretagne
d’inclure les bretons d’une manière générale dans leur idéologie et de
faire comme s’ils les représentaient tous. Tout au contraire,
historiquement les bretons jouent un rôle progressiste et libérateur
considérable dans l’histoire de France. C’est le "club des bretons" qui
dynamise la grande révolution dans ses heures critiques, ce sont les
villes "bleues" de Bretagne qui mettent en échec la chouannerie,
traître à la patrie déclarée en danger, quand elle préparait l’invasion
anglaise qui aurait pris à revers notre jeune république. Ce sont enfin
tous les hommes de l’île de Sein qui s’auto mobilisent et partent
rejoindre le combat contre l'occupant nazi à Londres en 1940. Sans
oublier le rôle admirable de la classe ouvrière des arsenaux contre les
positions de l'armée allemande, ni le martyr lucide des villes
bretonnes bombardées à mort par ceux là même qu'elles acclamèrent comme
des libérateurs. Par conséquent, cette façon d’embrigader tous les
bretons sous une bannière qu’ils n’ont pas demandée (et que je récuse
avec eux) m’écoeure autant que celle des islamistes lorsqu’ils
prétendent représenter l’islam, l’islam tous les arabes et ainsi de
suite. Si je m'émeus, au risque de l'habituelle incompréhension qui
accueille ceux que les discours sur les racines identitaires révulsent,
c'est donc bien parce que je n'aime pas cette sorte d'annexion de la
Bretagne par les méthodes sournoises de l'affichage culturel et
folklorique qui permet aux pires aventuriers d'avancer masqués. Car à
la suite de nombre des penseurs socialistes je crois qu’il n’y a pas de
nationalisme spontané. Il y a des nationalistes qui font campagne. Ils
ont une stratégie, des moyens et ils cherchent les circonstances qui
leurs sont favorables pour qu'elles s'épanouissent. Exactement comme le
fait n’importe quelle force politique. C’est pourquoi je suis
spécialement vigilant, après avoir constaté les désastres du Liban ou
de l’ex Yougoslavie, en tenant compte de la pression qui s'exerce
partout en faveur de la pulvérisation ethnique des Nations, contre tout
ce qui de près ou de loin ouvre le chemin de cette sorte de courant
politique. La démonstration sur les champs Elysée des groupes
folkloriques bretons, si bienveillants et bons républicains que soient
ceux qui y ont participé, mérite un message d’alerte à la manipulation.
La seule présence parmi les organisateurs d’un manipulateur assumé
comme monsieur Le Lay le justifierait à soi seul. Ne s'est-il pas vanté
publiquement de faire une télé pour préparer les cerveaux aux messages
de la publicité? La retransmission en direct par TF1 doit donner à
réfléchir dans le même sens. J’ai lu à ce sujet un « Rebond » dans «
Libération » de vendredi 21 septembre sous la plume de l’essayiste
Françoise Morvan. Je décide de la reprendre à mon compte. Au moins vous
lirez quelque chose une fois dans la semaine qui ne concerne pas
Sarkozy. Mais seulement ses copains.
BREIZH TOUCH AU GRISBI
par Françoise Morvan
Essayiste Auteure du "Monde comme si, nationalisme et dérive identitaire en Bretagne", paru chez Babel/Actes Sud en 2005
"Depuis quelques semaines, les Bretons se sont
découverts nantis d’un avantage en nature et, pour certains, en
espèces, dénommé Breizh Touch.
La Breizh Touch, présentée par la presse sur le mode exalté, a d’abord
laissé ceux qui l’évoquaient légèrement perplexes : fallait-il dire
braisetouche, breill’z’touch’, braÿztoutch, brézteutch, breÿc’htaoutch,
brèysstatch, brèzteuch ? Breizh, autrement dit Bretagne en breton
surunifié, désormais devenu officiel. En effet, en 1941, sur ordre du
dignitaire nazi en charge des affaires bretonnes, l’orthographe du
breton, déjà unifiée à l’exception de celle du dialecte vannetais, a
été surunifiée, le mot Breizh étant le symbole même de cette
surunification, le «zh» signifiant que l’on prononce Breih en vannetais
et Breiz ailleurs.
Pour les bretonnants de naissance, le mot Breizh, accolé au mot touch,
du verbe touchañ, conduire les bestiaux, était énigmatique, mais au
diable les hésitations : une fois compris que le mot Bretagne, sous la
forme Breizh, uni à un vocable anglo-américain, se change en label
commercialisable, tout devient clair.
Et, pour ceux qui peineraient encore à comprendre, en tout petits
caractères, au bas d’une affiche montrant une tour Eiffel saucissonnée
de manière à ressembler à un phare breton (le célèbre phare du label
«produit en Bretagne»), se trouve la traduction : Breizh Touch = esprit
Bretagne.
La Breizh Touch, brassant bagadou, cyber-fest-noz (au pluriel:
cyberioù-festoù-noz), Breizh-en-Seine avec en prime océan-high-tech,
expo-Breizh-numérique et Breizh-parade retransmise dimanche prochain
par TF1 en direct des Champs-Elysées, va donc déferler : trois mille
sonneurs sonnants défilant en bagadou comme les formations
paramilitaires dont ils sont issus - «une panzerdivision, la musique en
plus», pour reprendre les termes de Jean-Pierre Pichard, le président
du Festival interceltique de Lorient (Ouest-France, 7 août 2007).
C’est lui qui a eu l’idée de cette manifestation paroxystique de la
celte attitude unissant Bretons, Irlandais, Gallois et autres frères de
race, tels que Galiciens et Acadiens du Nouveau-Brunswick (dont il est
convenu de ne pas demander ce qu’ils ont de celte).
La Breizh Touch est le complément de la celte attitude : le Breton qui
ne l’a pas est un faux Breton, celui qui n’en veut pas est un mauvais
Breton, et celui qui n’apprécie pas la Breizh Touch est un jacobin. Le
jacobin est l’ennemi du Breton : il est français. Le Français n’a pas
la Breizh Touch ; il a une identité faible, quoi qu’en dise Sarkozy, et
n’a donc pas lieu d’en être fier. Le Breton, lui, a une identité forte
; il le prouve par la Breizh Touch qui la promeut ; voilà pourquoi il
est fier d’être breton.
Le Breton qui n’est pas fier d’être breton n’est pas un bon Breton, et
le Breton qui dit que cette bretonnerie labellisée le dégoûte est
antibreton.
L’antibreton, fort susceptible d’être aussi jacobin, vous expliquera
que cette opération de business identitaire appuyée par les médias
soutenus par des industriels est une opération politique.
L’antibreton évoquera en termes malséants le label «produit en
Bretagne» dont le phare sur fond bleu et jaune orne désormais pâtés,
andouilles, livres et CD. Il dénoncera l’indispensable «yoghourtisation
de la culture». L’expression est de Reynald Secher, auteur d’une
Histoire de la Bretagne en bande dessinée dénoncée en son temps dans
les colonnes de Libération. «Il faut yoghourtiser la culture bretonne»,
aurait-il affirmé, d’après le Huchoer, journal indépendantiste breton.
Bien que cela n’intéresse personne, l’antibreton ne manquera pas de
rappeler que «produit en Bretagne» est une association émanant de
l’Institut de Locarn.
L’association «produit en Bretagne» a été déclarée en préfecture le 9
février 1995 avec pour siège l’Institut de Locarn (cultures et
stratégies internationales).
Le 14 mai 1993 avait été déclarée une première association
Coudenhove-Kalergi-Aristide-Briand établissant les liens de l’Institut
de Locarn avec l’Union paneuropéenne fondée par le comte de
Coudenhove-Kalergi.
Les principes de la pan-Europe sont simples : christianisme,
anticommunisme, reconnaissance du droit des groupes ethniques à
l’autodétermination.
Rien d’étonnant donc si l’archiduc Otto de Habsbourg, son président
d’honneur, connu pour ses liens avec l’Opus Dei, est venu en personne
inaugurer l’Institut de Locarn.
"Produit en Bretagne" est une association
complémentaire, au service d’un projet politique : faire de la Bretagne
un dragon celtique dans une Europe des ethnies enfin délivrée de
l’esprit des Lumières.
L’antibreton s’acharnera à démontrer que l’Institut de Locarn,
rassemblant un club de patrons bretons pleins d’ardeur à servir leur
région, nourrit un projet réactionnaire visant à en finir avec
l’héritage de la Révolution française : privatisation, libéralisation,
démantèlement des lois sociales, recours à l’identitaire pour inscrire
la Bretagne dans une Europe des régions unissant les nations celtes en
voie d’obtenir leur indépendance. Oui, pourquoi le nier, le pays de
Galles, l’Irlande et l’Ecosse doivent servir de référence au modèle
breton.
Il faudra bien que le Français à l’identité faible accorde son
autonomie au Breton, dont l’identité forte sera révélée sur les
Champs-Elysées avec la force d’une panzerdivision par le biniou et,
comme le dit Pichard, la musique en plus.
Le vrai Breton est fier que Patrick Le Lay, un des fondateurs de
l’Institut de Locarn, et Patrick Poivre d’Arvor s’associent aux patrons
bretons pour célébrer son identité et la lui révéler : Le Lay, qui
proclame haut et fort qu’il n’est pas français mais breton,
nationaliste breton, a déjà fondé TV Breizh avec François Pinault,
Rupert Murdoch et Silvio Berlusconi ; quoi de plus naturel qu’il soit
associé à son ami Pinault pour célébrer la Breizh Touch ?
L’antibreton, qui se proclame le plus souvent de gauche, ira jusqu’à
s’étonner que ce soient des élus socialistes, le président du conseil
régional de Bretagne, Jean-Yves Le Drian, qui ait pris l’initiative de
cette dérive identitaire brassant tous les vieux thèmes de Breiz Atao à
l’ombre du drapeau breton. Rappelons que Breiz Atao est le nom d’un
groupe autonomiste breton rendu célèbre par sa collaboration avec les
nazis. L’un de ses fondateurs, Maurice, dit Morvan, Marchal, a dessiné
en 1923 le drapeau breton à bandes noires et blanches, appelé
gwenn-ha-du («blanc et noir»).
L’antibreton dénoncera le communautarisme de la droite du PS, son
allégeance au patronat ultralibéral. Il rappellera que Jean-Yves Le
Drian, président socialiste du conseil régional, est allé en juin 2006
présenter son programme à l’Institut de Locarn, jurant de faire de la
Bretagne une nouvelle Irlande avec l’appui des autonomistes qu’il a
fait entrer au conseil régional. Et il relèvera, bien sûr, le coût de
la Breizh Touch : 2,5 millions d’euros dont 1,5 million sorti tout
droit de la poche des Bretons, qui se prononcent majoritairement, quand
on les consulte, contre la décentralisation, sans même parler de
l’autonomie, à laquelle ils vont avoir droit, bien qu’ils soient moins
de 3 % à la demander.
L’antibreton acharné ira jusqu’à parcourir le site Internet de la
Breizh Touch et railler les propos tenus par les grands auteurs invités
pour la célébrer.
Il vous citera en ricanant les déclarations d’Irène Frain sur la Breton
pride, celles d’Alan Stivell expliquant qu’il a découvert son identité
à l’âge de 9 ans, quand son père a inventé la harpe celtique (laquelle
allait devenir, comme le drapeau et le bagad, mis au point peu avant,
le symbole millénaire de l’identité bretonne) et celles d’Erik Orsenna
assurant que, partout dans le monde, il trouve une bouteille de
Coca-Cola et un Breton, et qu’il aime mieux le Breton.
L’antibreton, qui ne comprend pas que l’important pour le Breton c’est
de faire la fête, dénonce la cocacolisation du Breton après la
yogourthisation de la culture, et voit dans la Breizh Touch une
bécassinade à relents ethnistes. Une bécassinade ! Quand tant de
personnes qui font la preuve de leur compétence dans le domaine qui est
le leur participent à cette vaste opération… C’est le comble.
Trackbacks
URL TrackBack de cette note:
http://www.jean-luc-melenchon.fr/blog/trackback/271/1/1
Commentaires
J'ai du mal à comprendre ce que veut dire JL Mélenchon dans ce texte.
Si je comprends bien il est pour le droit à l'autodétermination des
minorités, ce que j'approuve aussi. Oui aussi en Yougoslavie ce n'était
pas la question qui était posée comme on a bien voulu nous le faire
croire. Il s'agissait plutôt d'une guerre civile interne que nos medias
ont cachée en tant que telle. Total: l'OTAN a pu bombarder et puis
occuper le Kosovo pour le plus grand bien des impérialistes; créer une
base militaire énorme.
Donc c'est vrai que la défense du droit à
l'autodétermination peut cacher des manoeuvres pour diviser et
s'accaparer un pays.
Maintenant après la Yougoslavie, cette stratégie de division continue à
être utilisée pour essayer de mieux régner. On va nous faire croire que
le problème principal au Moyen et Proche orient c'est la division entre
sunnites et chiites.
Posté par : natleval | 23.09.2007 à 21:48
Mes références sur la Yougoslavie sont l’article de Diana Johnstone «
De Bonn à Bondsteel : le rôle des puissances occidentales dans
l’éclatement de la Yougoslavie » in Atlas Alternatif, temps des
cerises.
On peut y voir à quel point la crise yougoslave qui a coïncidé
avec l’effondrement de l’Union soviétique, est le produit de pressions
venues de l’extérieur, l’Allemagne et les USA.
Bondsteel c’est le nom du camp de l’OTAN construit au Kosovo qui
donne aux dirigeants américains une base en direction du Moyen Orient
et aussi pour la construction d’oléoducs
Posté par : natleval | 23.09.2007 à 22:25
Ce qui est important dans le Rebond de Libé c'est la mention de
"l’Institut de Locarn", un club très fermé regroupant l'élite des
milieux d'affaire très proche du pouvoir, originaire de Bretagne.
Le poids des think tank et des lobbies, c'est quelque chose qui manque
beaucoup dans le livre de Jean-Luc Mélenchon, je trouve.
Pinault, c'est un ami de Sarkozy, certes, mais pas seulement. Il côtoie
aussi Julien Dray... et la grande régionaliste Ségolène Royal.
Posté par : Anne | 23.09.2007 à 22:46
J'avais essayé de mettre un lien pour un autre regard sur la fête de
l'huma mais un problème technique -semble-t-il- ne m'a pas permise de
le faire.
Donc je récidive.
Merci de votre compréhension.
http://altersociete.over-blog.com/
Posté par : marievb | 23.09.2007 à 22:48
Je partage l'avis de Jean-Luc Mélenchon et je suis d'origine
bretonne (mon grand père faisait -je crois - partie des hommes de l'île
de Sein). Les quelques excités, qui n'ont pas trainé à rappliquer,
voudraient bien parler au nom de tous les bretons, mais la pauvreté de
leurs petites attaques réduit leurs revendications à l'état de
fantasmes.
Posté par : Anne | 23.09.2007 à 23:39
Aujourd'hui sur Stade 2, un rwandais, champion de cylcisme
expliquait que grace au maillot qu'ils portaient, les cyclistes
oubliaient s'ils étaient tutsis ou hutus, qu'ils voulaient oublier ces
identités afin de se voir comme des frères rwandais.
Pendant ce temps, des ânes en France insultent les républicains.
Stupidité, quand tu nous tiens...
Posté par : Lola | 23.09.2007 à 23:49
Natleval faut arrêter de fumer la moquette hein ; quel rapport entre
l'article de monsieur Mélenchon et la grande base impérialiste (manque
plus que " sioniste " ) américaine au Kosovo ?
" une base en direction du moyen-orient " : il y en a des tas déjà, en Turquie, mon pauvre natleval...
Posté par : Dom | 23.09.2007 à 23:54
L’archiduc Otto de Habsbourg a aussi joué un rôle très important
dans l'éclatement de la Yougoslavie (ma source est la même que celle
que cite Natleval). M. Mélenchon a raison de dénoncer les manipulations
de identités. Je suis moi-même un natif du Béarn qui doit déplorer
aujourd'hui un embrigadement de son identité dans un conglomérat
occitaniste parfaitement artificiel.
Cela étant il ne faut évidemment retourner à un jacobinisme
négateur de la diversité française. Mais le sénateur en raison : c'est
plus d'une atomisation sous la coupe du Conseil de l'Europe que d'un
retour au jacobinisme qu'il faut redouter les conséquences.
Posté par : Henri | 23.09.2007 à 23:55
Je ne connais pas la question bretonne mais pourquoi s'opposer
à la diffusion de leurs langues et à leur
pérennité?
Justement
la Yougoslavie avant la guerre était un modèle d'intégration des
différentes communautés. Par exemple au Kosovo, il était possible
d'enseigner dans les différentes langues des communautés comme le
montre le film de Collon "les damnés du Kosovo". L'instrumentalisation
des différences ethniques a conduit à l'éclatement du pays. Au
contraire le respect des différences et des droits des peuples
permettait une cohabitation harmonieuse entre les différentes
communautés avant la guerre.
Posté par : natleval | 23.09.2007 à 23:58
@ Dom
Le rapport c'est qu'on a exploité et instrumentalisé les questions
nationales en Yougoslavie pour simplement pouvoir mieux diviser et
dominer le pays et à la fin s'y implanter, l'occuper (et donc
construire la plus grande base de l'OTAN, le camp de Bondsteel). Bon
c'est peut être pas clair pour toi mais là il est tard, on en reparlera
si tu veux demain ou après.
Posté par : natleval | 24.09.2007 à 00:24
Pour accéder à la page 2 :
-Cliquer sur la page 2 en bas des commentaires.
-Dans le bandeau en haut de votre navigateur (l'url, autrement dit
le http etc), supprimer le premier zéro, celui qui est juste avant
"parent".
-Appuyer sur enter
C'est parti : la page 2 vous ouvre son Sésame ! (mais bon, ça pourrait être plus simple... )
Posté par : H2 | 24.09.2007 à 00:46
Nous vivons décidemment une époque formidable ! Aprés la restauration
de la Monarchie, la parcellisation du royaume ! Mon dieu quel ennui !
Et puis molo sur les comparaisons ! Corrélation n'est pas raison. En ce
qui concerne la Yougoslavie, Natleval, il ne faudrait peut-être pas
oublier que les Albanais étaient considérés après la mort de Tito,
comme des citoyens de seconde zone. Dont acte !
Après, le problème ce n'est pas le charme de parler
plusieurs langues, c'est ce qui se trâme derrière chacune.
Il y a toujours des aigrefins qui n'en ont rien à foutre de parler une
langue ancienne mais savent s'en servir comme d'un prétexte pour
effectivement appuyer tel ou tel projet politique.
Le Lay, Berlusconi, les créateurs de la télévision bretonne ? vraiment ?
Chers compatriotes, ne nous énervons pas ! Continuez à parler la belle
langue bretonne, mais continuez à penser sans invectives de grâce !
Et n'hésitez pas à faire des liens entre ce que vous n'imaginez pas et ce qui peut se tramer dans votre dos.
La Padanie vous connaissez ? Non ?
C'était la minorité régionaliste des Italiens du Nord qui s'en
réclamait. Ils oeuvraient à la scission de l' Italie dans les années 90
!
La Padanie ! non, mais vous imaginez ! Et le mec qui avait combattu
pour ce concept débile et pourri de "Padanie " contre les Italiens du
Sud (Racisme, quand tu nous tiens !) et bien il s'appelle Umberto Bossi
! Grand ami de Silvio Berlusconi!
"En juin 2003, Bossi, alors ministre, a appelé au meurtre en
préconisant de canonner en mer les embarcations des immigrants et des
traficants "
(Source wikipedia)
Aujourd'hui, parler Breton c'est sympa, mais avec comme parain Le Lay
et Berlusconi, c'est moisi comme histoire. Il est marrant aussi comme
les insultes, ont de suite fusé sur ce blog.
Comme quoi, il ne fallait pas parler de ce qui fâche !
La SS, la Gestapo, et le nationalisme breton de Papi, il fallait pas le rappeler !
Bravo, M.Mélenchon, la Verité sort toute nue du puits à merde c'est bien connu !
A bas le politiquement correct !
Et merci à tous les libres Bretons, résistants et libérateurs de la France, qui plutôt que de
se complaire dans le rafistolage linguistique douteux, sous validation Allemande, se sont battus les armes à la main.
PS : Mais n'y avait -il pas plus important comme actualité tout de même
?Couleur d'époque, vraisemblablement ! Il n' y a pas si longtemps,
Amanda Lyre était décorée de la Légion des arts et des lettres, je ne
suis donc plus étonné de rien.
Posté par : H2 | 24.09.2007 à 01:25
« Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête et nous voulons
retrouver l'Homme partout où nous avons trouvé ce qui l'écrase »
(Malraux).
Posté par : H2 | 24.09.2007 à 01:58
Je suis "breton" de par mes origines.
Et, je suis de droite.
Tous les defauts en somme.
Pourtant, je suis un jacobin. Je deteste qu'on me dise "tu es breton?"
NON, je suis français, j'aime la France (la seule "identité" c'est
l'identité française) une grande et belle Nation au message universel.
Parler de "breton", c'est une erreur. Être "breton", ça ne veut
rien dire, ou alors pas plus qu'être marseillais ou lyonnais. J'aborre
ces autonomistes qui, si continuent, trouveront des patriotes français
sur leur route pour leur rappeler que la République est une et
indivisible.
Vive la France!
PS:Je ne veux pas que la France subisse le sort de la Belgique, ou
pire celui de feu la Yougoslavie. Soyons vigilant dès maintenant.
Posté par : Gemini | 24.09.2007 à 08:00
on peut etre républicain et garder l'amour de ses origines. Ne
pas oublier que le républicanisme mène aux exces,
aussi...
le Belge
Posté par : Belgo3.0 | 24.09.2007 à 09:42
M. Mélenchon,
Je suis profondément attristé par la post que vous venez de
laisser.A ce propos, je tiens à rétablir une contre-vérité. Il ne
s'agit pas à proprement parler de "folklore", qui tendrait à organiser
des manifestations de jadis et aujourd'hui disparues. Non M. Mélenchon,
la culture celtique ne relève pas du folklore. Il s'agit bel et bien
d'une culture vivante, sans cesse revisitée et dont l'attrait populaire
n'a jamais décliné, comme en témoigne le nombre de fest-noz organisés
chaque année en Bretagne et fréquentés dans une large mesure par des
moins de 25 ans.
Vous devriez surtout mesurer davantage vos propos sur ceux qui
avanceraient masqués derrière cette manifestation culturelle. Je ne
crois pas d'une part qu'il existe suffisamment d'indépendantistes pour
rassembler autant dans ce genre de manifestations. Plus grave encore,
ce billet laisse entrevoir une conception de l'unité de la République
qui sied bien mal à un homme de gauche. La République doit-elle bannir
les différences? Je pense pour ma part qu'au contraire, elle s'en
enrichit.
La France est ainsi faite qu'originairement, elle était constituée
de peuples germaniques (les Francs), de peuples latins, et de peuples
celtes. Notre nationalité française nous oblige-t-elle à renier notre
origine, fût-elle celte? Répondre oui revient à admettre les thèses de
droite les plus scandaleuses, car si tel est le devoir du breton, il en
va de même pour le Français issu de l'immigration. Or, peut-on à la
fois être de gauche et penser qu'un Français dont le père était
marocain doit renier son origine pour être pleinement Français?
Enfin, plutot que de lire de tels propos droitisants sous votre
plume sur un sujet qui ne semble pas être d'une urgence brûlante, je
peine à vous lire sur les thèmes sur lesquels les électeurs de gauche -
dont je fait partie - vous attendent. Où est l'opposition sur le projet
des retraites? Le Président nous dit que nous n'avons pas d'autre choix
que d'augmenter la durée légale du travail. Il a tort et raison. Il a
tort car il existe des alternatives (lutter contre le chômage chronique
des moins de 25 ans. cotiser plus tot remplira les caisse largement
plus efficacement que de cotiser plus tard). Mais, il a raison, car la
parmi toutes les alternatives, vous n'en proposez aucune. De la même
manière, où est la politique de gauche sur la sécurité? Là où la droite
dit "police", nous attendons tous la gauche dire "justice". Quand vous
réveillerez vous pour dire que les moyens humains et techniques de la
Justice (ou plutôt le manque de moyens actuel) constituent le coeur de
la sécurité ou de l'insécurité?
Sur l'amendement Mariani, il a fallu attendre que l'opposition vienne de F. Goulard (député UMP)...!!?
Bref, pourquoi ne vous penchez-vous pas sur ce qui compte, au lieu de polémiquer sur un sujet qui vous échappe.
Bien cordialement,
PS: Je ne saurais trop vous conseiller l'écoute de "La découverte
ou l'ignorance" par Tri Yann. Peut-être en saurez vous davantage sur ce
que nous appelons être breton.
Posté par : à quand un discours de gauiche? | 24.09.2007 à 10:08
Comme disait Brassens "tous les cons qui sont nés quelque part..."
Bientôt la Belgique va éclater grâce à ce genre de conneries!
Breton, français... plutôt citoyen du monde! Surtout quand on voit
que l'impact des activités humaines se fait ressentir à l'échelle
planétaire, cela relativise tout.
Agitez des gwen ah du, pendant ce temps là vous ne brandissez pas
des pancartes, vous ne revendiquez rien. Pas étonnant que le patronnat
soit complice de l'affaire!
Je ne sais plus qui disait que "le nationalisme c'est le refuge de la racaille" mais il ne devait pas avoir tort.
A bas tous les nationalismes, et vive l'internationalisme!!!
Souvarine
Posté par : Souvarine | 24.09.2007 à 10:15
2 remarques sur les propos tenu dans le billet ou dans les commentaires :
-le "principal" "parti" indépendantiste breton, Emgann est un
"parti" d'extrème-gauche. Ce "parti" ne doit pas etre composé de plus
d'une dizaine de personne. Il existe bien un parti d'extrème-droite,
Adsav, mais ce parti a encore moins de soutient qu'Emgann (ce qui
semblerait dur au vu des résultats électoraux d'Emagnn).
-Etre breton n'est pas lié au sang. On peut etre descendant de
breton sans etre breton. Etre breton, c'est un attachement sentimental,
culturel ou familial. Chacun est libre ou non de se considérer comme
breton. C'est une valeur qui s'ajoute à celle d'être francais, elle ne
le remplace pas. De même que l'on se déclare de gauche, sans que l'on
renie sa nationalité francaise.
Je trouve extrèmement dommage de se servir de l'existence d'un tout
petit nombre d'extrèmistes pour dénigrer l'ensemble du mouvement
culturel breton. Qu'importe l'histoire du breton enseigné actuellement
(qui n'est pas la seule forme de breton unifié), ce qui compte c'est ce
qu'il représente aux yeux des bretons d'aujourd'hui.
Un "nationaliste" breton.
Posté par : gwann | 24.09.2007 à 10:19
Dans ce qui suit je suis hors sujet sauf que je suis aussi têtu qu'un breton.
Je trouve plaisante et juste la déclaration de Benoît Hamon,
reprise par le journal Le Point, concernant la santé mentale de
Sarkozy.
Il y a là un réel problème. Nous sommes gouvernés par un malade
qui va mettre la France en danger avec son obsession à tout régenter.
Voici un extrait du Point:
""Le Parti socialiste a estimé vendredi que le président
Nicolas Sarkozy était victime du "syndrome du petit homme".
Benoit Hamon, porte-parole du PS, a commenté la déclaration du chef de
l'Etat où il estimait avoir préparé la plus grande réforme sociale en
France depuis la Libération.
"En psychanalyse, c'est ce qu'on appelle le syndrome du petit homme
qui considère que tout ce qu'il fait est plus grand que tout ce qui est
jamais arrivé", a-t-il dit à la presse.
"En réalité, on n'a jamais assisté à une telle régression depuis la
Libération, tant sur la question sociale que sur l'immigration", a
ajouté Benoit Hamon.
Benoit Hamon a ensuite précisé qu'il ne faisait pas référence à la
taille du chef de l'Etat. "Ce n'est évidemment pas la taille mais la
communication présidentielle qui est en cause et son obsession à
vouloir toujours expliquer que ce qu'il fait est toujours le plus
grand, le plus beau qui a été fait depuis 50 ans", a-t-il dit à
Reuters.""
Posté par : Georges | 24.09.2007 à 10:26
Bonjour.
Je ne suis ni nationaliste, ni breton. Je suis bien plus à gauche
que Mélenchon. Je me trouve dans la zone neutre de ceux qui dénoncent
l'extrême-droite tout aussi que cet empressement étrange à défendre bev
et ongles et aveuglément une situation qui n'est pas la meilleur :
celle des langues de France, qui n'ont pas de statut, voire pas
d'existence légale. Le pouvoir central français attend qu'elles
meurent, mais hélas pour lui, ça tarde (encore 2,5 millions de gens
parlent occitan quotidiennement). Si la France voulait rentrer dans
l'Europe aujourd'hui, elle ne pourrait pas faute d'avoir ratifié la
Charte des Langues Minorisées.
Kénavo, comme disent les Nazis !
Posté par : LECLERCQ Jean-Marc | 24.09.2007 à 10:31
Il est toujours plaisant de constater qu'à chaque fois que jean-luc
dénonce ici un groupe de personnes, elles viennent directement dans la
foulée lui donner raison, de manière tout à fait pathétique.
C'en est vraiment risible... Et pathétique.
Posté par : Yaneck Chareyre | 24.09.2007 à 10:49
Ah oui, un petit détail (comme disait Colombo)
Si on compare la carte des terres du Roi de France au Moyen-Âge
(Qui se résumaient à l'Île de France) avec celle de l'Empire colonial
Français du XXe siècle, on s'aperçoit qu'il en a fallu quand même des
batailles et des conquêtes, des morts et des déportés pour en arriver
là. Oui, la France a été un pays impérialiste, avec tout ce que cela
représente d'opposé aux valeurs humaines élémentaires ! Ceux qui disent
"Vive la République, vive la France" au nom d'une espèce
d'internationalisme vaguement pacifiste (Pourquoi, d'ailleurs, la
France porterait-elle des valeurs universelles ? Il faudrait argumenter
ce genre de phrase creuse au lieu de la répéter) ont-ils oublié
qu'avant l'arrivée des Français dans les Antilles vivait une population
qui a été massacrée par les représentants de la République pour pouvoir
importer des esclaves d'Afrique. OK, soyons anti-nationalistes, mais
alors soyons-le vraiment et n'épargnons pas la France qui n'est pas un
vierge dans ce domaine. Larousse, père du dictionnaire de référence de
la langue française, était un grand républicain mais aussi un farouche
colonialiste. Même Victor Hugo, pourtant irréprochable en ce qui
concerne les idées sur la Liberté, s'est montré à la limite de la
xénophobie lorsqu'il s'est agit des Bretons. Tiens, encore les Bretons.
Ghis revido
(Au revoir en Espéranto)
Posté par : LECLERCQ Jean-Marc | 24.09.2007 à 10:58
Bravo JLM, voici un discours républicain clair et puissant.
On veut construire une Europe politique digne de ce nom, on loue
l'ouverture sur le monde et la tolérance, et on irait se recroqueviller
sur nos petits particularismes (inventés dans le cas de la "langue"
bretonne, comme le rappelle très bien JLM) ? Le régionalisme masque
trop souvent un racisme, une démarche ethniciste. Même les gauchistes
d'Engamm n'échappent pas à ce piège.
Vive la république universaliste !
Si les indépendantistes bretons veulent apprendre à baragouiner leur
patois, qu'ils prennent des cours en MJC ! L'école de la République n'a
pas à financer et dispenser des enseignements qui opposent et divisent
les français.
Après les bretons, les provençaux, les normands, les chtis ? Et
quand on aura tous une coiffe folklorique sur la tête et qu'on parlera
tous nos belles langues régionales respectives, on fera quoi ? Ces
revendications ultra-minoritaires sont grotesques et dangereuses. Ne
baissons pas la garde (républicaine).
Posté par : Carolo | 24.09.2007 à 11:03
Monsieur Melanchon,
J'ai fort peu goûté votre blog ce matin : Ne confondez pas tout et
surtout pas des sonneurs fiers de leur culture encore vivante (beaucoup
de régions françaises ne peuvent hélas plus en dire autant) avec
quelques illuminés et ne remuez pas le passé.
Pour avoir beaucoup pratiqué la culture Bretonne, je vous assure
que la plupart des sonneurs vivent leur culture sans arrière-pensée
politique ou sectaire et tous ne mettent pas leurs enfants dans les
écoles Diwan.
Ne parlez pas d'un sujet que vous ne connaissez pas aussi bien que vous semblez vouloir le prétendre
Un Aveyronnais solidaire des Bretons.
Respectueusement,
Eric Ruols
Posté par : Eric Ruols | 24.09.2007 à 11:31
Bravo pour cette note!
Je suis breton et pas souvent d'accord avec Jean-Luc Melenchon, mais là, je dis bravo.
La frontière entre le regionalisme et le nationalisme nauséabond
n'est pas simple, en Bretagne et ailleurs. Il n'est jamais inutile de
le rappeler. Merci.
Posté par : kalmos | 24.09.2007 à 11:47
Une émission qui intéressera les indépendantistes... de l'Europe des Peuples.
http://dsedh.free.fr/emissions_passees.htm
(émission 179)
Posté par : alexandre | 24.09.2007 à 12:06
Camarade Melenchon tu déconnes,
Pas plus que toi je n’ai de sympathie pour les nationalistes de
tout poil, fussent-ils bretons, et la conception qu’a M. Le Lay de la
culture n’est pas la mienne.
Mais tout de même.
Nous avons vu cette semaine le chef de l’Etat engager l’offensive
contre les retraites et le statut de la fonction publique, son ministre
des affaires étrangères surenchérir sur le bellicisme de
l’administration Bush, le ministre de l’identité nationale, après avoir
tancé les préfets qui tardaient à atteindre leur quota d’expulsion,
faire voter un Nième texte de loi de répression à l’endroit des
immigrés, le premier ministre préparer les esprits à un plan de rigueur
en criant au loup de la faillite.
Vraiment, après une telle semaine n’y-a-t-il vraiment rien
de plus urgent que de s’emporter contre les joueurs de biniou ?
Posté par : Patrick | 24.09.2007 à 12:12
Moi, je trouve la contre attaque de B. Hamon navrante comme l'est toute forme d'opposition du PS en ce moment.
Hamon semble bien en peine de nous dire ce que le PS ferait s'il
était en responsabilité. Et en quoi ce qu'il ferait marquerait une
sacrée différence progressiste.
Hamon, le paravent du démocrate François Hollande. La caution jeune et "de gauche".
De même, on n'entend pas beaucoup le shadow cabinet dirigé par
Ayrault et Montebourg. Et pour cause : ils approuvent toutes les
réformes économiques Fillon ! Comme ça, c'est bien, ça leur fait du
travail en moins...
Pour la faiblesse de la contre-attaque, je mets Jean-Luc Mélenchon
un peu dans le même sac : parler de l'institut de Locarn (ou plutôt
copier-coller un Rebond de Libé sur ce thème sans expliquer plus que
ça), OK, mais parler du mythe du trou de la sécu et de la dette
publique, du véritable objectif poursuivi par la mise en place des
franchises médicales, des ordres de traque accélérée donnés par
Hortefeux à tous les préfets, et, sur le même thème toujours, des
raisons crasseuses qui ont motivé l'amendement du député du Vaucluse,
Thierry Mariani, sur l'instauration de tests ADN, ce serait mieux.
Enfin, ce serait pas seulement mieux, ce serait urgent.
Je pose la question juste en passant : Marie-George Buffet est-elle
devenu muette ? Ou a-t-elle bu trop de tisane ces derniers temps ?
Bravo le groupe Riposte, je suis renversée par la salve
anti-sarkozyste. Vraiment bluffée. Villepin peut retourner se
cacher.
Dans son livre, Jean-Luc Mélenchon explique que pour reconstruire
une force de gauche (oserai-je un "front de gauche" en cette période de
combat mémorable ?), il faut identifier un lieu (avant de mettre au
point un projet).
Ba, je crois que j'ai trouvé : le salon de thé Ladurée devrait faire
l'affaire. Propret, douillet, et élégant. De quoi faire un beau front
de classes... enfin, de grande classe.
Posté par : Anne | 24.09.2007 à 12:44
Bah ça a pas traîné : Hortefeux a une morte sur les bras, une
chinoise défenestrée la semaine dernière (en plus de l'enfant Yvan qui
aura des séquelles toute sa vie, et sûrement d'autres cas moins
médiatiques).
On continue à boire de la tisane, ou on passe la seconde ?
Posté par : Anne | 24.09.2007 à 12:53
Je suis enseignante, je parle un français uniformisé et j'essaie de
transmettre une écriture uniformisée, mon accent français est très
banal, c'est peut-être dommage.
Oui à une orthographe commune partout en France, oui à un
vocabulaire de base commun. Par simple logique, c'est pareil pour le
breton, qui doit lui aussi continuer à vivre, à s'enrichir de nouveaux
mots, à évoluer comme toutes langues vivante! Je ne suis pas fière mais
simplement heureuse d'être bretonne, de savoir que je peux me rattacher
à une terre, un patrimoine. Très écolo dans l'âme et le plus possible
dans les actions je crois que nous avons besoin d'aimer notre terre
pour mieux la défendre, et elle en a bien besoin, hélas.Aimer la
Bretagne m'aide à comprendre les difficultés d'autres peuples, comme
les Tibétains les Kurdes et tant d'autres opprimés que certains
voudraient voir disparaître...
On est breton et citoyen du monde !
Posté par : Anne-Claire | 24.09.2007 à 13:20
Oui JLM cet article c'est de la pure stupidité ... et surtout il
démontre une inculture crasse de ce qu'est une langue, une société et
plus généralement une civilisation ... c'est bourré d'a priori et de
clichés de la pire espèce ...
signé : un bretonnant qui n'est pas breton ! (un peu comme ces anglophones qui ne sont pas anglais ... )
Posté par : Lug | 24.09.2007 à 14:06
LAMENTABLE !
La France peut s'enorgeuillir d'être (avec la Grèce) le pays le
plus hostile, voire haineux, à l'égard de ses minorités linguistiques.
Ce comportement est récusable, et montré du doigt à l'étranger.
Pourquoi ? Parcequ'il foule du pieds certaines de nos libertés
fondamentales.
Notre répubique, plutôt que de veiller à ces libertés, a préféré
substituer aux croyances naïves du peuple, une sorte de culte
républicain, et le moindre des obstacles semés par l'"ennemi" de la
république est encore vu comme un blasphème !
Je suis breton, et j'aime cette identité (régionale, ou plus
abstraite...), j'aime ma région, son histoire, et sa langue. Mais pour
moi la Bretagne représente tout un peuple qui depuis la basse Antiquité
s'est toujours montré ouvert, original, novateur.
Je suis franchement désolé que tant de gens nous jalousent cette
culture si forte. Nous n'allons pas permettre à qui que ce soit de nous
la voler pour une quelquonque idéologie centraliste.
Je parle pour tous les bretons, de gauche, de droite, de pure souche,
d'adoptions, agnostiques ou croyants : Nous pouvons nous sentir plus
français ou plus bretons, mais qu'importe, ne laissons pas notre
culture mourir. Et cela dépasse les clivages politiques !
PS : Pour info : la Bretagne est la première région de France à
faire obstacle au Front National (à chaque élection). Arrêtez ce
fantsame incessant du breton "néo-nazi" et arriéré, et venez un peu
voir par vous même. Notre région est acceuillante, ouverte et
généreuse.
Posté par : Gwen | 24.09.2007 à 14:11
Cher Gwen, il n'y a pas de fantasme du breton néo-nazi. Cela dit,
c'est un fait que certains indépendantistes se ont frayé avec les nazis
pendant la seconde guerre mondiale (mais des opprotunistes, il y en eut
à peu près partout à cette époque).
Par contre, votre discours est effrayant : vous "bretons" êtes
formidables, ouverts, généreux, avez une culture extraordinaire...
Bref, tout ça relève d'un chauvinisme consternant. Pour un peu, on se
croirait dans un stade de foot, où les supporteurs les plus acharnés
beuglent le nom de leur trou natal comme si leur vie en dépendait.
Vous avez parfaitement le droit d'apprendre le breton à vos
enfants, de façon à ce qu'ils puissent comprendre les chansons d'Alan
Stivell ; vous pouvez bien sûr leur lire tous les soirs des histoires
de lutins dans la lande. Vous pouvez même penser que les bretons
forment une "civilisation" supérieure... Mais, de grâce, ne demandez
pas aux contribuables français (terme qui, comme on le sait, recouvre
les "civilisations" enfouies du Poitou, du Jura, du
Nord-Pas-de-Calais...) de subventionner les écoles Diwan : il y a des
dépenses plus urgentes.
Posté par : Carolo | 24.09.2007 à 14:31
L'Histoire a démontré bien des fois que plus on écrase une culture,
un pays, ou toute utre entité sociale, plus cette dernière réagit avec
une certaine agressivité (je m'en excuse donc)
Essayons donc, si c'est possible, de nous entendre pour changer ce
phénomène qui n'a jamais réglé les crispations que nous connaissons
depuis des siècles, d'un bout à l'autre de la planète.
Je comprends les valeurs de notre république, sa tradition et l'amour que portent nombre d'entre nous à la France.
Comprenons donc donc qu'il existe aussi un lien fort entre de très
nombreux français et leur région (Chtimis, bretons, picards, poitevins,
corses, basques, martiniquais, occitans, catalans, provençaux,...)
Pour ce qui est des priorités, c'est une affaire de point de vue, et c'est pour cela que nous votons n'est ce pas ? ;-)
Posté par : Gwen | 24.09.2007 à 14:50
"tout un peuple qui depuis la basse Antiquité s'est toujours montré ouvert, original, novateur."
C'est beau comme une pub du Club Med...
Posté par : Anne | 24.09.2007 à 14:53
"C'est beau comme une pub du Club Med... "
Hé hé, bravo pour l'argumentation !
Allez peut mieux faire quand même ^^
Posté par : Gwen | 24.09.2007 à 15:02
Et histoire d'en rajouter de mon côté : oui c'est beau la république
et la France indivisible et compagnie. Mais faut il rappeler ce qu'a
fait la république française par rapport à ces cultures ? Faut il un
cours d'histoire sur la destruction "démocratique" des cultures
régionales ? (Il n'y a pas que les langues et patois "classiques" qui
furent éradiqués mais aussi des initiatives, je pense notamment à la
langue des signes...)
Et après on accuse ces minorités d'être des dangers pour la France ? Un peu de sérieux...
Posté par : metallah | 24.09.2007 à 15:11
Pour trouver des informations critiques sur le mouvement nationaliste breton :
-Dossier Bretagne de l'Observatoire du communautarisme :
http://www.communautarisme.net/index.php?action=rubrique&id_rubrique=27575
-le site du Groupe Information Bretagne : www.communautarisme.net/grib
Cordialement,
Observatoire du communautarisme
Posté par : Observatoire du communautarisme | 24.09.2007 à 15:12
Je voudrais préciser que pendant la campagne présidentielle la
candidate, qui n'avait pas de projet, c'était pronnoncé pour la
régionnalisation. C'était un des 4 piliers de la VI éme république. Que
disait-il?
Tout d'abord que la régionnalisation est compatible avec un état
central fort. Donc la reconnaissance des langues et cultures régionales
ne sont pas incompatibles avec l'affirmation d'un état fort.
Personnellement je suis d'accord avec cette vision: "C'est
lorsqu'on a planté ses racines bien profondément qu'on peut se tourner
confiant vers le monde". Je pense qu'il faut laisser les cultures
régionales se développer, s'enrichir, sans craintes. Parce qu'ainsi,
une fois reconnue, elles n'auront plus besoin de revendiquer pour
exister et pourront donc mieux accepter ce qui fait la force du
français: L'union des régions.
C'est piourquoi je suis pour la régionnalisation sans pour
autant renier mon amour de la république française.
Posté par : asse42 | 24.09.2007 à 15:41
Exact Gwen, c'est pour cela qu'on vote !
Pardon pour ma véhémence. J'adore la Bretagne, mais je ne
supporte pas le régionalisme, et le folklore me déprime.
Entre nous, toutes ces manifestations de fierté bretonnante sont un
peu grotesques, non ? Le pire étant la création de Breizh TV... Ha la
belle chaîne que voici ! Des resucées de Columbo et de Remington Steele
à longueur de journée. On a l'impression que Le Lay a absolument tenu à
utiliser les kilomètres de programmes périmés dont il ne pouvait
décemment pas faire usage sur TF1 (sous peine de faire baisser le prix
du temps de cerveau disponible). En tout cas, Glenmor, qui insultait
copieusement Paris et les "français" dans Sodome, doit se retourner
dans sa tombe ! Voir feu la 5 rebaptisée Breizh TV, c'est un coup
dur...
Posté par : Carolo | 24.09.2007 à 16:08
| | < 1 > | | 2 | | 3 | | Suivant >> |
M'envoyer un mail
